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Les plaintes pour violences sexuelles ont augmenté de 30 % en octobre en zone gendarmerie

Les gendarmeries ont enregistré 360 plaintes supplémentaires pour violences sexuelles par rapport à la même période l’an dernier.

(© Frédéric Bisson / Flickr)

Serait-ce un effet de l’affaire Weinstein ? Au lendemain de la publication de l’enquête et des nombreux témoignages accusant Harvey Weinstein, célèbre producteur accusé de harcèlement et d’agressions sexuelles, des centaines de victimes de violences sexuelles partageaient leurs expériences sur les réseaux sociaux, sous les mentions #balancetonporc et #Metoo.

En tout cas, près d’un mois après la révélation du scandale Harvey Weinstein, le nombre de dépôts de plaintes pour violences sexuelles a augmenté de 30,3 % en gendarmerie par rapport à l’an dernier, selon une source proche du dossier citée par l’AFP. Il s’agirait d’une "hausse exceptionnelle", qui pourrait être liée "en partie à la libération de la parole des victimes", indique l’AFP.

Le 10 novembre, dans une note express sur l’action de la gendarmerie nationale en matière de violences faites aux femmes, le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) Richard Lizurey écrivait à l’attention de tous les militaires de la gendarmerie et aux préfets :

"La lutte contre les violences faites aux femmes exige une mobilisation de l’ensemble des échelons et des unités de la gendarmerie nationale et s’inscrit dans le cadre d’une manœuvre globale, associant tous les partenaires en charge de la prévention et de l’accompagnement des victimes. […] Je compte sur chacune et chacun d’entre vous pour tout mettre en œuvre afin de lutter avec détermination et efficacité contre les violences faites aux femmes."

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