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Un lycéen américain lambda réussit à gratter une interview à son ministre de la Défense

Le petit génie a exploité une photo de presse sur laquelle le numéro de James Mattis apparaissait.

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James "Mad Dog" Mattis, ici en Irak en 2007, n’a pourtant pas la réputation d’être commode. (Department of Defense/CC)

Il aura suffi d’un instant à Teddy Fischer pour voir le Post-it jaune, y repérer un numéro de téléphone et le noter dans un coin avant que le Washington Post ne supprime la photo. En mai, ce lycéen de Mercer Island, dans la banlieue de Seattle, a profité de la bourde d’un membre de l’équipe de Trump pour récupérer les coordonnées du ministre de la Défense américain, James "Mad Dog" Mattis. Un garde du corps avait bêtement été photographié avec un dossier dans la main, sur lequel était collé ledit numéro de portable.

Au culot, le lycéen appelle le numéro "pour vérifier que c’était bien lui", confie-t-il à une télé locale. Sans réponse, mais sans se décourager pour autant, il envoie un SMS, et hallucine complètement quand le ministre de la Défense le rappelle pour caler une interview de 45 minutes. Un strike applaudi sur Twitter par certains journalistes américains, d’autant que "Mad Dog" est réputé pour être du type discret et n’accorder que peu d’interviews à la presse. "La seule chose plus bizarre qu’obtenir le numéro de portable du ministre de la Défense via une fuite, c’est qu’il vous rappelle", s’étonne après coup Jane Gormley, rédactrice en chef de The Islander, le journal du lycée où bosse Teddy Fischer.

La sagacité du lycéen s’est en tout cas retrouvée dans son interview. Dans cet entretien au long cours, le ministre de la Défense a livré ses analyses politiques, mais surtout offert à la jeunesse américaine ses vues bienveillantes sur l’éducation et l’importance sociale du savoir. Quand Teddy Fischer lui demande quelle est la matière la plus importante pour les jeunes – une question d’une ingénuité apparente, très éloignée du ton du reste de l’entretien – James Mattis évoque l’Histoire : "Cela ne te donnera pas toutes les réponses, mais ça te dira quelles questions il faut poser." Après l’interview, le ministre de la Défense a tenu à expliquer son geste étonnant : "J’ai essayé d’aider les élèves parce que je pense que nous devons cela aux jeunes, de leur transmettre ce que nous avons appris au fil du temps."

Un peu d’éducation civique, ça ne fait pas de mal.