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Macron souhaite porter un "pacte mondial pour l’environnement" devant l’Onu

Samedi 24 juin, un panel d’experts a remis à Emmanuel Macron l’ébauche d’un "pacte mondial pour l’environnement". Il s’agit des premières fondations d’un texte juridique destiné à renforcer la protection de l’environnement.

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Le président de la République veut surmonter le retrait des États-Unis de l’accord de Paris. (© Élysée)

"Sur le plan planétaire, nous devons franchir une nouvelle étape après l’accord de Paris", a déclaré le samedi 24 juin Emmanuel Macron, lors de la présentation de l’avant-projet du "pacte mondial pour l’environnement" à la Sorbonne. Depuis six mois, 80 experts du monde entier travaillent à l’élaboration d’un nouveau texte juridique destiné à renforcer le droit environnemental sur le plan mondial.

Les premières ébauches de cet avant-projet lui ont été remises en présence de nombreuses personnalités, comme l’ancien secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) Ban Ki-moon, l’ex-président de la COP21 Laurent Fabius ou encore l’ex-gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger (qui est très engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique).

Un futur traité contraignant

À la différence des textes internationaux actuels sur l’environnement qui sont purement déclaratifs (comme la déclaration de Rio de 1992), ce "pacte mondial" a pour ambition d’être contraignant, c’est-à-dire de pouvoir être invoqué contre les États devant des juridictions. Si le projet porte ses fruits, il s’agirait du troisième grand pacte de l’Onu – après celui sur les droits civils et politiques, et celui sur les droits économiques, sociaux et culturels, adoptés en 1966. Le président français s’est engagé à porter lui-même le texte devant l’assemblée générale des Nations unies, en septembre prochain :

"Personne ne peut dignement aujourd’hui prétendre lutter contre le terrorisme et pour la paix dans le monde en ne s’attaquant pas au changement climatique", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Le Monde.

Une déclaration qui intervient une semaine après le lancement de la plateforme Make our planet great again, qui invite les chercheurs et les entrepreneurs étrangers à venir développer en France l’économie verte – ce qui aurait tendance à souligner l’engagement du nouveau président français sur le plan environnemental. Néanmoins, au regard des observateurs, un tel texte prendrait au moins deux ans à voir le jour. Énième traité ou renforcement tangible du droit environnemental ? L’avenir nous le dira. Au regard de la situation actuelle de la planète, on est tenté de penser que cela ne mange pas de pain.