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Mais au fait, que devient François Hollande ?

Entre la fondation qu’il dirige et la sauvegarde du Parti socialiste, l’ancien président n’est pas près de prendre sa retraite.

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(© EU2016 SK)

Si vous vous inquiétez de ne plus avoir de nouvelles de François Hollande, rassurez-vous, Le Parisien Magazine nous raconte ce qu’il devient – et il va bien. On apprend ainsi qu’à 62 ans l’ancien président de la République n’est pas près de prendre sa retraite. Il dirige désormais une fondation d’initiatives citoyennes et n’hésite pas à donner des petits conseils pour sauver le Parti socialiste (PS) en plein naufrage.

Si vous êtes fan de l’ancien chef de l’État, Le Parisien vous apprend que l’ex-président se ressource à la campagne avec ses enfants, qu’il vient d’assister au mariage de son neveu, qu’il cherche un appartement à Paris et une résidence secondaire en Corrèze. Si vous voulez essayer de lui faire un petit coucou, vous risquez fort de le croiser au 242 rue de Rivoli, dans le premier arrondissement parisien, où il dispose de bureaux "mis à disposition" par l’État. Mieux encore, si vous vous inquiétez du sort réservé à Philae, son labrador, sachez que la brave chienne va bien et roupille tranquillement dans l’immeuble "qui offre une vue dégagée sur le jardin des Tuileries".

Concernant son entourage, on apprend que beaucoup moins de monde gravite autour de l’ancien président qu’à l’Élysée, même s’il conserve toujours une petite troupe de fidèles – comme tous ses prédécesseurs, il a des collaborateurs (sept en l’occurrence) "dont les salaires sont payés par l’État pendant cinq ans", souligne Le Parisien. Histoire de vous servir un détail bien moelleux (mais non croustillant), le quotidien nous informe que François Hollande se réconforte en mangeant du kouign-amann.

Un nouveau président (de fondation)

Passons aux choses sérieuses (parce que c’est surtout ça qui nous intéresse). François Hollande s’occupe actuellement de la fondation La France s’engage. C’est à cet effet qu’il prendra publiquement la parole ce vendredi soir à Arles, à la 3e édition du sommet des Napoléons, un réseau dédié à l’innovation. On a hâte de déceler dans son discours d’éventuelles allusions aux premiers pas d’Emmanuel Macron à l’Élysée.

Ce qui est certain, c’est que François Hollande parlera avant tout de la fondation dont il est maintenant le président. Créée en 2014 par Martin Hirsch, par ailleurs directeur général de l’Assistance publique, La France s’engage soutient des projets de citoyens dans l’innovation sociale, écologique et culturelle, jugés d’intérêt général. Ses bureaux se trouvent aujourd’hui à la Station F de Xavier Niel, le plus grand incubateur de start-up au monde, qui vient tout juste d’ouvrir ses portes.

"Peser sur la destinée du PS"

François Hollande n’oublie pas pour autant la question de la sauvegarde du PS, aujourd’hui dans un bien mauvais état (le parti est même obligé de louer son siège de la rue de Solférino à la production de la série Baron noir, pour combler ses dettes). Selon les dires de Bernard Combes, maire de Tulle depuis 2008 et vieil ami François Hollande, rapportés par Le Parisien, l’ancien président "veut peser sur la destinée du PS", ajoutant que "le 'comment' lui importe plus que le 'qui'".

Cependant, "il ne souhaite pas jouer un rôle de premier plan", a confié au Parisien Vincent Feltesse, un ancien conseiller à l’Élysée. "Son état d’esprit n’est pas la revanche, il n’a pas l’intention de revenir. Mais il veut être utile à la gauche, et à son pays", a ajouté ce dernier. Quant à ses anciens camarades Manuel Valls et Benoît Hamon qui ont tous deux quitté le parti après les législatives, l’ancien président aurait lâché un "c’est mieux comme ça", affirme le Parisien.

Ce que François Hollande souhaite pour le PS, c’est de le rénover, aussi bien concernant les personnalités que les idées. Cette nouvelle génération socialiste, ce serait notamment Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Éducation du gouvernement Valls, et Matthias Fekl, qui fut ministre de l’Intérieur. D’après Sébastien Denaja, député sortant de l’Hérault et proche de François Hollande, ce dernier en appellerait à ces deux figures socialistes pour moderniser et refonder le parti.

"Il aurait bien encouragé Stéphane Le Foll [son directeur de cabinet au PS, puis ministre de l’Agriculture, ndlr], mais il sent que le climat n’y est pas favorable", a confié un autre proche au Parisien, qui n’a pas souhaité révéler son identité. Quoi qu’il en soit, François Hollande croit toujours au PS. "Pour lui, la social-démocratie ne doit pas mourir, affirme Vincent Feltesse. Il demeure persuadé que le PS a toute sa place dans le jeu politique, à condition de rénover autant ses pratiques que ses visages." Les prochains mois nous diront si l’ancien président avait raison, de croire encore à un parti à bout de souffle et à bout de bras.