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Marlène Schiappa propose aux jeunes parents de valider leur expérience à travers un CAP petite enfance

Jeudi 20 juillet, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes-hommes a annoncé vouloir mettre en place un dispositif de validation des acquis pour les jeunes mères… puis pour les jeunes pères.

Ce dispositif "tient à cœur" à Marlène Schiappa, qui le qualifie "d’innovation". Jeudi 20 juillet, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, la secrétaire d’État en charge de l’égalité femmes-hommes a indiqué être en train de travailler, avec le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, sur une mesure qui permettrait aux jeunes femmes de valoriser leur expérience de mère, quand elles n’ont que celle-ci à mettre en avant dans le monde professionnel.

"Un certain nombre de femmes, notamment dans des banlieues ou des zones rurales, ont eu des enfants jeunes, et se retrouvent sans qualification, sans expérience professionnelle à l’âge de 25, 30, 35 ans sur le marché du travail, avec un CV qui est une page blanche, qui n’ont pas de diplôme et qui n’ont comme seul argument dans les entretiens d’embauche que de dire 'J’ai élevé mes enfants', ce qui n’est pas jusqu’à présent l’argument le plus efficace pour trouver du travail et je le déplore", explique ainsi Marlène Schiappa.

Quid des jeunes pères ? La secrétaire d’État n’y faisait pas référence dans son allocution. Contacté par L’Express, l’entourage de Marlène Schiappa a ensuite précisé que les pères pouvaient "aussi disposer de ce dispositif". Sur Twitter, la secrétaire d’État s’est justifiée sur ce point :

Dans une tribune publiée sur le site de L’Obs le 21 juillet, la coprésidente de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants (FNEJE), Julie Marty-Pichon, a sévèrement critiqué le projet de Marlène Schiappa : "Est-ce parce qu’on aide nos enfants à faire leurs devoirs pendant leur scolarité qu’on est apte à devenir professeur des écoles ?, s’indigne-t-elle. Il ne suffit pas d’avoir eu des enfants pour accompagner ceux des autres". Et de poursuivre :

"Vous partez du constat que de nombreuses femmes se trouvent dans des situations de précarité économique et sociale dans les zones rurales ou les banlieues pour invoquer le fait de valoriser leur expérience de 'maman' en diplôme. Ces femmes en question ont-elles eu le choix de cette situation ? La réalité est que beaucoup de femmes qui sont à temps partiel ou qui sont 'maman au foyer' et notamment dans ces zones, sont dans des situations subies."