Google, Facebook et Apple demandent à Trump de ne pas abandonner l’accord de Paris

Anticipant l’annonce par Donald Trump du retrait des États-Unis de l’accord de Paris, 25 dirigeants de certaines des plus grosses multinationales ont cosigné une lettre ouverte adressée au chef d’État, pour lui demander de respecter l’accord sur le climat.

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Mark Zuckerberg, PDG de Facebook. (© Brian Solis/Flickr/CC)

Jeudi 1er juin, Donald Trump a définitivement annoncé son intention de retirer les États-Unis de l’accord de Paris. Juste avant son allocution, de nombreux chefs d’État ont exprimé leur inquiétude, tout comme 25 dirigeants de certaines des plus grosses entreprises au monde, qui ont cosigné une lettre publiée sur le compte Twitter de Marc Benioff, PDG de la société Salesforce. Adressé directement au président américain, ce texte enjoint Donald Trump à ne pas décider de quitter l’accord de Paris – qui fut signé par son prédécesseur Barack Obama, à l’occasion de la COP21.

Parmi les signataires, on retrouve les PDG d’Apple, Facebook, Gap, Levi’s, Microsoft, Unilever ou encore l’entreprise française Schneider Electric. Selon eux, il est tout à fait possible de concilier emploi, croissance et protection de la planète, et que la transition climatique n’est pas forcément synonyme d’une économie en berne. Ces dirigeants considèrent que l’accord sur le climat peut avoir des conséquences tout à fait positives sur l’activité de leurs entreprises, comme "renforcer la compétitivité", "créer des empois, des nouveaux marchés et de la croissance" et ainsi "réduire les risques économiques" :

"En tant qu’entreprises concernées par le bien-être de nos consommateurs, de nos investisseurs, de nos communautés et de nos fournisseurs, nous renforçons notre résistance face aux changements climatiques, et nous investissons dans les innovations technologiques qui peuvent aider à atteindre une transition énergétique propre. Néanmoins, pour que cette transition réussisse, les gouvernements doivent également la mener."

Le courrier s’achève ainsi : "Nous croyons que les États-Unis pourraient mieux exercer leur leadership et faire avancer les intérêts américains en restant un partenaire à part entière de cet effort mondial et vital." Une requête et un point de vue qui n’ont manifestement pas été entendus par Donald Trump puisque le chef d’État a annoncé sa ferme intention de quitter immédiatement l’accord de Paris, déclarant : "À partir d’aujourd’hui, les États-Unis vont cesser toute mise en œuvre des accords de Paris, qui ne sont pas contraignants."

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