Ironie du sort : Olivier Dussopt défend le budget qu’il avait rejeté à l’Assemblée

Lundi 27 novembre, le nouveau secrétaire d’État chargé de la fonction publique et ex-député membre du groupe socialiste à l’Assemblée, Olivier Dussopt, s’est retrouvé contraint à un exercice de haute voltige.

Le départ de Christophe Castaner de son poste de porte-parole du gouvernement pour la présidence de La République en marche a laissé un vide qu’il a fallu combler. Un petit remaniement s’imposait donc.

Vendredi 24 novembre, deux personnalités ont fait leur entrée au gouvernement : Delphine Gény-Stephann issue de la société civile et Olivier Dussopt dont l’arrivée a été un petit peu plus remarquée.

Âgé de 39 ans le député de la deuxième circonscription de l’Ardèche, proche de Manuel Valls était hier encore, membre du parti socialiste.

Nommé au poste de secrétaire d’État à la fonction publique, il se retrouve de fait sous la tutelle de Gérald Darmanin lui-même ministre de l’Action et des Comptes publics. Ironie du sort, quand on se souvient qu’il y a quelques jours encore, ce dernier l’interpellait dans l’hémicycle.

"Monsieur le député Dussopt, dans le film Le Président, Jean Gabin dit une phrase, et je m’excuse de la citer ainsi, 'dire n’importe quoi est l’apanage de l’opposition."

Spécialiste des collectivités locales

Car il y a moins d’une semaine, Olivier Dussopt votait avec les autres membres de son groupe contre le projet de loi de finances 2018 présenté par Gérald Darmanin, comme le rappelle LCI.

Comble de l’ironie, c’est finalement le même Olivier Dussopt qui a été envoyé dans la Chambre haute défendre un budget contre lequel il avait voté dans la Chambre basse, comme l’a relevé Public Sénat.

"Je sais d’expérience, par l’expérience que j’ai eu à l’Assemblée nationale que les compromis sont souvent possibles", a-t-il déclaré en guise d’entrée en matière.

Pour beaucoup d’observateurs, Olivier Dussopt joue le rôle de "caution de gauche" d’un gouvernement composé de beaucoup de personnalités de droite. Pour d’autres c’est son expérience d’élu local qui lui a valu de décrocher ce poste.

Considéré comme un spécialiste des collectivités locales il aura pour mission d’apaiser les relations entre l’exécutif et les collectivités locales particulièrement touchées par les restrictions budgétaires imposées par Bercy.

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