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Ouragan Irma : Saint-Martin détruite à 95 %, Macron ira sur place "dès que possible"

L’ouragan Irma ravage actuellement les petites Antilles. Après Antigua-et-Barbuda, Porto Rico et Anguilla, ce fut au tour des îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin de subir de graves dégâts lors de son passage le 6 septembre. La ministre des Outre-mer est en Guadeloupe pour coordonner les secours, tandis qu’Emmanuel Macron a annoncé qu’il se rendrait sur place "dès que possible".

Depuis le mercredi 6 septembre, l’ouragan Irma, classé catégorie 5 – c’est-à-dire le niveau maximum sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui correspond à des vents d’une puissance supérieure à 249 kilomètres par heure – fait des ravages dans la région des petites Antilles. La situation sur l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin est des plus inquiétantes. La tempête est également passée par la petite île de Barbuda, située au sud-est de Saint-Martin, où elle a causé la mort de sept personnes.

Malgré le niveau d’alerte violet, le plus élevé qui existe, qui avait été déclenché il y a quelques jours, l’ampleur des dégâts dépasse les prévisions. Daniel Gibbs, le président du Conseil territorial de Saint-Martin, s’est exprimé sur l’antenne de RTL jeudi matin, évoquant un "état de siège" et faisant état d’une situation dramatique sans précédent : "95 % de l’île est détruite. Il y a des cadavres de bateaux partout, des maisons détruites, des toits déchirés… C’est indescriptible."

Auparavant, le président de la République avait déclaré redouter "un bilan lourd et cruel". D’après Ouest France, le bilan provisoire de la situation à Saint-Martin s’élève pour l’instant à 8 morts et plusieurs dizaines de blessés. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, était l’invité de la matinale de France Info jeudi matin et a prévenu que les "chiffres [allaient] bouger évidemment dans la journée".

Après avoir convoqué une cellule de crise, Emmanuel Macron a annoncé un plan national de reconstruction et la création d’un fonds d’urgence pour financer ce dernier. Le chef de l’État se rendra sur place "dès que possible". Les Pays-Bas, qui gouvernent la partie méridionale de Saint-Martin, ont également annoncé l’envoi de secours.

"Ce n’est pas les morts qu’on va compter, c’est les vivants"

Dès le mercredi 5 septembre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s’est rendue dans la ville de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, afin de coordonner depuis là-bas l’organisation des secours et l’acheminement du matériel nécessaire. Elle a annoncé la création d’un pont aérien entre la Guadeloupe et Saint-Martin, afin de rapatrier certains blessés et de faciliter les livraisons d’eau et de matériel médical.

L’ouragan se dirige désormais vers le sud des États-Unis et l’inquiétude monte en Floride, dont les habitants font des provisions d’eau, d’essence et de nourriture et où des centres d’accueil ont été ouverts en urgence. À Miami, certaines zones sont en train d’être évacuées, comme Miami Beach, en attendant vendredi, jour où Irma devrait toucher la ville.

Du côté de Saint-Martin, on s’inquiète encore d’une nouvelle catastrophe. Le président du Conseil territorial de Saint-Martin redoute que la situation ne s’aggrave : "Si on a un autre cyclone qui nous tombe dessus samedi, ce n’est pas les morts qu’on va compter, c’est les vivants."

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