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La Palestine répond à Trump qui menace de lui supprimer son aide financière

Ce mardi 2 janvier, Donald Trump a menacé la Palestine de lui supprimer son aide financière si elle n’acceptait pas de dialoguer avec Israël. Ce à quoi le pays a répondu que Jérusalem n’était "pas à vendre pour de l’or ou des milliards".

Mahmoud Abbas, en 2016. (via www.kremlin.ru)

Depuis la décision de Donald Trump de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël le 6 décembre dernier, les tensions se sont aggravées entre les États-Unis et la Palestine. Ce mardi 2 janvier, Trump a en effet posté deux messages sur son compte Twitter pour menacer la Palestine de lui supprimer toute aide financière si elle refusait de négocier avec Israël au sujet de Jérusalem.

Comme le rappelle Le Point, cette aide annuelle s’élève à 300 millions de dollars, laquelle pourrait donc être amenée à disparaître selon les récentes déclarations du président des États-Unis :

Traduction : "Nous payons aux Palestiniens des centaines de millions de dollars par an, et nous ne recevons en retour aucun remerciement ni respect. […]

Puisque les Palestiniens ne veulent plus parler de paix, pourquoi continuerions-nous à leur verser ces énormes sommes ?"

Ce mercredi 3 janvier, la présidence palestinienne a commenté cette menace à l’Agence France Presse par le biais de son porte-parole, Nabil Abou Roudeina : "Jérusalem est la capitale éternelle de l’État de Palestine et n’est pas à vendre pour de l’or ou des milliards." De son côté, Hanane Ashrawi, une responsable de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a évoqué un "chantage" :

"Nous ne céderons pas au chantage […]. Maintenant, [Donald Trump] ose accuser les Palestiniens des conséquences de ses actions irresponsables."

Il ne s’agit pas du seul chantage financier exercé par Donald Trump. En effet, la veille, le Pakistan, accusé de ne pas mettre assez de moyens dans la lutte contre le terrorisme et de collaborer avec les talibans afghans, avait reçu la même menace de voir ses aides financières supprimées par le président des États-Unis.

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