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Film Stupeur et tremblements photo Google réutilisation autorisée

Pendant ce temps-là au Japon, on manque de chômeurs

En février, le taux de chômage japonais a atteint son niveau le plus bas depuis vingt-deux ans.

Film Stupeur et tremblements photo Google réutilisation autorisée

Stupeur et tremblements (© Bac Films)

Au Japon, le taux de chômage est tombé à 2,8 % pour le mois de février 2017, une situation inédite depuis plus de vingt ans. En effet, les chiffres publiés vendredi 31 mars par le gouvernement japonais n'avaient pas été aussi bas depuis 1994. D'après RFI, sur cent jeunes diplômés, quatre-vingt dix-huit sont embauchés. Une situation inimaginable de notre point de vue français et qui entraîne une pénurie de main-d'œuvre disponible.

Selon Les Echos, cette situation bénéficie aux femmes et aux séniors. Les chiffres qu'ils avancent parlent d'eux-mêmes :

"Sur les quatre dernières années, le taux de participation des femmes à l'emploi a progressé de 63,4 % à 68 %. Et le nombre de travailleurs âgés entre 65 ans et 69 ans a bondi. Ils étaient l'an dernier 4,5 millions toujours en emploi à cet âge, contre 3,1 millions en 2012."

Le revers de la médaille

Néanmoins, il s'agit peut-être d'une des seules conséquences positives. En effet, même si vu d'ici, la situation paraît idyllique, cela témoigne d'une véritable crise démographique qui touche le pays depuis plusieurs années maintenant.

Et paradoxalement, cette situation de quasi plein-emploi ne permet pas à la croissance de décoller. Plein emploi et récession sont donc étonnamment compatibles. Une précarisation de l'emploi et une stagnation des salaires accompagnent donc ce taux de chômage record. Le travail est là mais les conditions le sont moins.

Déjà en 2015, afin de tenter de relancer la croissance, le Premier ministre japonais, Shinzō Abe, avait décidé d'augmenter le salaire minimum et les petites retraites. Pour tenter d'avoir une consommation plus élevée permettant les conditions d'une croissance durable, il avait réévalué la rémunération minimum des salariés, mais cela n'a apparemment pas été suffisant.