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Pendant ce temps-là en Turquie, les purges se poursuivent

Mercredi 27 décembre, plus d’une cinquantaine de membres de l’université turque de Fatih ont été arrêtés car soupçonnés d’être des soutiens de l’opposant au pouvoir, Fethullah Gülen. La veille avait lieu le procès de 17 journalistes d’un quotidien d’opposition.

Recep Tayyip Erdogan, Russie, le 22 novembre 2017. © Getty Images 

Mercredi 27 décembre, ce ne sont pas moins de 54 membres de l’université de Fatih, professeurs et membres de l’équipe administrative, qui ont été arrêtés. On leur reproche d’avoir fait usage de ByLock, un système de messagerie crypté très prisé des partisans de Fethullah Gülen, selon, entre autres, BFMTV.

Cet ancien soutien du président est l’ennemi numéro 1 du pouvoir, qui l’accuse d’être à la tête d’une organisation terroriste. Il est aujourd’hui exilé aux États-Unis, en raison du mandat d’arrêt qui pèse sur lui. Il est en outre soupçonné d’être à l’origine de la tentative de coup d’État du 16 juillet 2016. À l’époque, un décret avait d’ailleurs entraîné la fermeture de cette même faculté de Fatih.

La répression règne également au sein des médias dans ce pays classé à la 155e position sur 180 au classement de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF). En effet, parallèlement à ces interpellations se poursuit un procès ouvert le 25 décembre, celui de 17 journalistes jugés pour "activité terroriste", chef d’accusation devenu routinier en Turquie.

Ces derniers travaillaient pour un quotidien d’opposition au pouvoir, Cumhuriyet, et l’un d’entre eux, Erol Önderoglu, est le représentant de RSF en Turquie. Quatre des personnes arrêtées ont été placées en détention jusqu’à la reprise du procès en mars prochain. Il s’agit du patron du journal Akin Atalay, son rédacteur en chef Murat Sabuncu, du journaliste Ahmet Sik et du comptable Emre Iper.

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