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D’après Philippot, Le Pen serait à l’origine de la seconde affaire des emplois fictifs au Parlement européen

Le vice-président du FN assure que la seconde grande affaire d’emplois fictifs au Parlement européen – qui a touché une vingtaine d’eurodéputés, dont trois ministres – a été savamment orchestrée par Marine Le Pen, dans le but de torpiller le premier gouvernement d’Édouard Philippe.

"Elle a fait tomber le gouvernement Macron 1." Pour Florian Philippot, Sophie Montel a parfaitement réussi sa mission de torpillage. Rappelez-vous : en mai, l’eurodéputée frontiste éclaboussait une large part de la classe politique française, MoDem en tête, en dénonçant à tour de bras des emplois fictifs présumés au Parlement européen. Si l’enquête du parquet est toujours en cours et qu’aucune condamnation n’est encore tombée à ce jour, l’affaire a tout de même fait quelques victimes. Et pas de moindres.

Dans la foulée de ces révélations, trois ministres centristes ont ainsi fait le choix (ou tout du moins l’ont-ils présenté ainsi) de démissionner du premier gouvernement d’Emmanuel Macron, alors fraîchement installé à la tête du pays. Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez et François Bayrou ont ainsi pris la porte, suspectés d’avoir rémunéré certains membres du MoDem en les employant comme assistants parlementaires sans pour autant les faire travailler, ce qui serait tout à fait illégal.

Mais au-delà des membres du gouvernement, l’affaire a pris une tournure d’une tout autre ampleur à mesure que Sophie Montel passait à table. France insoumise, MoDem, PS et EELV : nombreux sont les partis français à avoir été touchés par les déclarations de l’eurodéputée.

Sacrifice

Néanmoins, selon Florian Philippot, ce serait en fait à Marine Le Pen que l’on devrait toute l’affaire. Consciente des possibles retombées politiques du scandale et les jugeant en sa faveur, la présidente du FN aurait expressément demandé à Sophie Montel de tout déballer devant la justice :

"C’est Marine [Le Pen] qui lui a demandé de faire ça. Elle a demandé à un volontaire de bien vouloir le faire. C’est Sophie Montel qui s’y est collée."

Cette stratégie est pour le moins incendiaire, dans la mesure où le FN est lui-même soupçonné d’avoir eu recours à des emplois fictifs au Parlement européen. Quoi qu’il en soit, le sacrifice de Sophie Montel n’a pas l’air d’avoir été reconnu, puisqu’elle a été suspendue de la présidence du groupe FN au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Cette proche de Florian Philippot semble avoir été victime de la guerre menée au sein du FN contre le numéro 2 du parti.

Néanmoins, la manœuvre a rapporté gros au FN : en lançant le nouveau mandat présidentiel sur le ton des affaires et des petits arrangements pas très légaux, le parti de Marine Le Pen entretient le mythe du "tous pourris" dont il est si dépendant.