Après le Guatemala, d’autres pays s’apprêteraient à déplacer leur ambassade à Jérusalem selon Israël

Après l’annonce du Guatemala ce 24 décembre de déménager son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, d’autres pays s’apprêteraient aussi à s’aligner sur les États-Unis. C’est du moins ce qu’ont affirmé les autorités israéliennes.

Benjamin Netanyahou. (© Mikhail Metzel/TASS via Getty Images)

Depuis la reconnaissance officielle par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël le 6 décembre dernier, un seul pays, le Guatemala, avait jusqu’ici déclaré son intention de suivre la ligne américaine en déplaçant son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.

Cet acte géopolitique n’est pas sans conséquence, comme l’a sous-entendu le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou :

"D’autres pays reconnaîtront Jérusalem et annonceront le transfert de leur ambassade […]. Je le répète : il y en aura d’autres, ce n’est qu’un début et c’est important. […]

La déclaration de Trump va enclencher un courant dont nous n’avons pour le moment vu que les prémisses."

Même son de cloche du côté de Tzipi Hotovely, la vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, qui a assuré que son pays était en relation avec "au moins dix pays dont certains en Europe", lesquels seraient donc prêts à déplacer leur ambassade à Jérusalem. La radio publique, reprise par Le Figaro, évoque le Honduras, les Philippines, la Roumanie ou encore le Soudan du Sud.

À l’inverse, estimant que "le président Morales a entraîné son pays du mauvais côté de l’histoire", la Palestine a réagi par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki, en qualifiant la décision du Guatemala d'"acte honteux et illégal qui va totalement à l’encontre des sentiments des dirigeants des églises à Jérusalem".

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