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Quand une députée LREM regrette de ne pas pouvoir laisser son mari rouler en Porsche

Députée de Gironde, Véronique Hammerer a quelques difficultés à faire coïncider son ancien mode de vie et son nouveau mandat public.

© Véronique Hammerer/Facebook

Vous comprenez, ça la fout mal… Députée de La République en marche (LREM) en Gironde, Véronique Hammerer a confié au quotidien régional Sud-Ouest son désarroi de ne pouvoir laisser son mari s’acheter une Porsche. C’est joli, une Porsche, ça fait vroum vroum mieux qu’une Clio. Mais ça risque de mal passer au niveau de la communication. Les élus proches du peuple, tout ça…

Alors Véronique Hammerer pousse son coup de gueule :

"Avec mon mari on aime les belles bagnoles. Il voulait justement remplacer son Santa Fe de 12 ans d’âge par une Porsche Cayenne, je lui ai dit de ne pas le faire, sinon j’entends déjà les réflexions, il y a aura toujours des gens malveillants. C’est terrible en même temps  !"

Terrible, c’est le mot.

Ces nouveaux élus qui tirent la langue

Et Mme Hammerer n’est pas arrivée au bout de ses peines. Car la députée va devoir consentir à un autre sacrifice de taille et se séparer de sa Coccinelle flambant neuve qu’elle aimait tant :

"J’ai acheté il y a quelque temps une Coccinelle, un vrai bijou. Mais je vais la revendre. On en a discuté avec des amis et des militants : une députée en décapotable, ce n’est pas possible… "

Elle rejoindra donc la liste de ces nouveaux élus qui ont bien du mal à vivre la vie d’ascète que semble imposer la députation (si on ne compte pas les 5 782 euros de salaire net mensuel, les 5 840 euros mensuels d’indemnité représentative de frais de mandats, les billets de train gratuits en première, les 2 750 euros de taxis par an, les 10 000 euros de frais de téléphone remboursés chaque année…).

On se souvient avec émotion de cette autre députée LREM (décidément) qui malgré tout cela arrivait à se plaindre de devoir "manger des pâtes" et "ressortir les vieux vêtements de la cave". Ou de Jean-Christophe Lagarde, président du groupe UDI, qui avec ses 11 600 euros par mois assurait sans ciller qu’il gagnait "moins que la moyenne des Français".

Bref, la vie est dure à l’Assemblée.