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Pour cause de départs en vacances, le vote de la loi de moralisation de la vie publique se fera en effectif réduit

Le vote définitif de la loi aura lieu le mercredi 9 août. Sauf que, pour profiter de l’été, beaucoup d’élus ont préféré déserter les bancs de l’Assemblée.

(© Coucouoeuf / Wikipédia/CC)

Ah les vacances ! La plage, la montagne, le repos, la famille… En août, beaucoup de Français décident, quand ils le peuvent, de prendre quelques jours de congé. Cela est cependant moins le cas quand ils ont de très gros dossiers sur lesquels plancher – ce qui est actuellement le cas de nos députés.

Mercredi 9 août, la loi sur la moralisation de la vie publique sera en effet définitivement votée à l’Assemblée nationale. Ce projet de loi, l’un des principaux chantiers du début du quinquennat d’Emmanuel Macron, devait initialement être soumis au vote avant le 2 août. La session parlementaire a cependant été rallongée d’une semaine, en raison d’un désaccord entre les députés et les sénateurs au sujet de la réserve parlementaire. Les vacances des députés ont donc été décalées quelques jours.

Excédés par ce changement, par les campagnes électorales et les longues sessions parlementaires, beaucoup de députés ont donc décidé de partir avant le vote définitif du 9 août, et n’ont pas prévu de revenir à Paris le jour J. Et tant pis si cela fait un peu tache que les bancs de l’Assemblée soient clairsemés au moment du vote d’un texte d’une si grande importance pour l’exécutif.

De bons et de mauvais élèves

La loi de moralisation de la vie publique étant organique, il faut que la majorité absolue se déclare en sa faveur pour qu’elle soit adoptée, soit au moins 289 députés sur les 577. Le camp de la majorité présidentielle comptant de nombreux absents dans ses rangs, le président du groupe parlementaire LREM à l’Assemblée Richard Ferrand a donc mis la pression sur ses troupes pour qu’elles soient mobilisées.

"On s’est assurés que tous ceux qui ne seraient pas là laisseraient bien leur délégation. Nous n’avons aucune inquiétude", déclare ainsi au Parisien le vice-président du groupe LREM Gilles Le Gendre.

Cependant, un député présent ne pouvant prendre qu’une seule procuration, "pour s’assurer que le projet soit bien adopté LREM veut aligner 145 élus dans l’hémicycle", indique Le Parisien. Mais La République en marche n’est pas le seul parti à déplorer des absents.

"J’ai déjà dit tout ce que j’avais à dire sur cette loi. Franchement, je ne vois pas l’intérêt de revenir mercredi pour la voter", a réagi auprès du Parisien Éric Woerth (Les Républicains), qui sera en randonnée à la montagne le jour du vote.

"J’ai cinq enfants qui ont envie de partir, une femme qui a envie de partir elle aussi. Cela fait très longtemps que l’on avait sanctuarisé cette période de 15 jours dans l’année. […] Personne n’est obligé de rester, surtout qu’on peut donner procuration", a expliqué Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle Gauche, à BFM TV.

Pour sa part, le centriste UDI Jean-Christophe Lagarde ne compte pas se déplacer : "On aurait pu attendre la rentrée pour le voter, mais non, le gouvernement veut faire une opération de com avec ce texte bidon en plein mois d’août", a déclaré au Parisien le député de Seine-Saint-Denis.

Du côté des bons élèves, on compte le groupe de La France insoumise dont on sait qu'il aura 13 députés présents sur 17, le président du groupe LR Christian Jacob, qui fera "l’aller-retour dans la journée" d’après Le Parisien, et Marine Le Pen, qui fera sûrement le déplacement, "même si elle est crevée", selon le député FN Gilbert Collard. Pour le reste, on s'amusera à compter le 9 août les députés présents dans l'hémicycle au moment du vote.