Pour Florian Philippot, le FN est désormais un "adversaire politique" comme les autres

L’ancien numéro 2 du Front national considère aujourd’hui son ancien parti comme un "adversaire".

Il y a un peu plus de trois mois, Florian Philippot créait la surprise en claquant la porte du parti dont il fut longtemps le chef de file, le Front national. Désormais à la tête de sa propre formation baptisée Les Patriotes, l’ex-numéro 2 du parti de Marine Le Pen n’a pas hésité à égratigner son ancienne formation politique, mercredi 27 décembre, au micro de France Info :

"Ils ne savent plus où ils habitent, ils ne savent plus ce qu’ils pensent sur beaucoup de sujets, ou ils ne s’expriment plus sur beaucoup de sujets de peur de devoir trancher des opinions qui ne sont pas fixées parce qu’il n’y a plus de colonne vertébrale."

Ce n’est pas la première fois que Florian Philippot se montre dur avec son ancienne formation politique. Il avait déjà lancé, devant les caméras de LCP, que "que le Front national n’arrivera jamais au pouvoir". Il semble que pour l’ancien acolyte de Marine Le Pen la compétition est lancée : "Pour moi, c’est un parti politique comme Les Républicains, le Parti socialiste, En marche !, La France insoumise ou d’autres, c’est un adversaire politique."

Une réponse qui n’a pas manqué d’interroger les journalistes qui l’ont relancé : "C’est un adversaire politique comme d’autres […]. Je n’ai pas d’ennemis, j’ai des adversaires, c’est une compétition", a maintenu l’ancien vice-président du parti d’extrême droite.

Et pour cause, le chef des Patriotes commence déjà à avancer ses pions pour les élections à venir. Le 28 janvier prochain, son parti va présenter des candidats aux législatives partielles dans le Val-d’Oise et dans le Territoire de Belfort. Durant ces élections, il pourrait bien se retrouver face à un candidat FN, comme le rappelle France Info.

Dans l’éventualité d’un duel entre un candidat LREM et un candidat FN au second tour, Florian Philippot préfère ne pas se prononcer : "Nous regarderons", a-t-il simplement déclaré.

À lire -> "La plus grosse bourde de ma vie" : Franck de Lapersonne regrette d’avoir soutenu Marine Le Pen