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Pour Valls, les candidats de La France insoumise sont "dangereux pour la démocratie et pour la République"

Après avoir affirmé que la France insoumise "se compromet avec les islamistes", Manuel Valls verse de nouveau dans les amalgames douteux sur ses adversaires.

Invité de Jean-Jacques Bourdin ce mardi 4 juillet sur RMC/BFM-TV, Manuel Valls a tenu des propos péremptoires contre la France insoumise (FI). Récemment réélu député à Évry, dans la 1ère circonscription de l’Essonne, l’ancien Premier ministre était opposé au second tour des législatives à Farida Amrani. Cette candidate FI a déposé un recours devant le Conseil constitutionnel mercredi dernier, en vue de faire annuler l’élection de Manuel Valls. En somme, elle lui reproche d’avoir triché, et a déposé un dossier montrant "plusieurs irrégularités" dans des bureaux de vote d’Évry (la ville dont il a été le maire pendant onze ans).

Manuel Valls, qui a lui même annoncé sa victoire avec seulement 139 voix d’avance le 18 juin, conteste ce recours et s’est lancé depuis quelques jours dans un discours clairement anti-France insoumise. Le 26 juin dernier, dans un entretien mené par Christine Angot et publié dans Libération, Manuel Valls n’a pas hésité à faire des amalgames pour le moins douteux. Il a notamment parlé d’une prétendue "complaisance à gauche à propos du terrorisme". Un peu plus loin dans le papier, après avoir fait quelques analogies entre la France insoumise et les Brigades rouges, il s’en est pris à la position de la gauche sur la lutte antiterroriste :

"Tant que la gauche n’aura pas trouvé sa propre réponse […], elle laisse un espace à l’extrême droite, ou à la France insoumise, qui se compromet avec l’islam politique voire avec les islamistes."

Ce mardi matin, il a appuyé ses allégations en affirmant que les candidats de la France insoumise étaient des "gens qu'[il] considère dangereux pour la démocratie et pour la République". Face à la gravité des accusations, Jean-Jacques Bourdin lui a fait préciser son propos : "Qui est dangereux, la France Insoumise ?" "Oui", affirme Manuel Valls, ajoutant que les candidats insoumis sont "dangereux pour une certaine idée de la France".

Au cas où on n’aurait pas très bien compris, Manuel Valls répète alors une troisième fois le terme de "dangereux", affirmant : "La campagne qui a été menée contre moi, au nom même des idées que je défendais, sur la République, la laïcité, l’égalité entre les hommes et les femmes, oui je pense que c’était un projet dangereux." Les insoumis n’ont pas encore répondu à ces accusations, mais en attendant ce qui est surtout dangereux pour la démocratie et la République, ce sont les amalgames.