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Quand Édouard Philippe s’essaye au stand-up pour raconter les coulisses de sa nomination

Le 27 novembre, le Premier ministre a créé la surprise au Casino de Paris, en montant sur scène pour raconter les coulisses de sa nomination.

Édouard Philippe à l’Assemblée nationale, le 11 octobre. (© Aurélien Meunier/Getty Images)

Après Édouard Philippe le boxeur, Édouard Philippe l’auteur, on a découvert lundi 27 novembre Édouard Philippe le roi du stand-up. Hier soir, le Casino de Paris accueillait un nouveau numéro du Live Magazine – un "journal vivant" où journalistes, dessinateurs, photographes et autres réalisateurs se succèdent pour raconter une anecdote ou une tranche de vie.

Ce soir-là, le clou du spectacle était la venue surprise du Premier ministre Édouard Philippe, qui avait lui aussi préparé un petit quelque chose pour l’occasion. Le chef du gouvernement a ainsi raconté dans le détail les coulisses de sa nomination. Closer, qui livestreamait l’événement, en a fait une retranscription digne d’un vaudeville.

"Ça a commencé le 24 avril, le lendemain du premier tour des élections présidentielles", raconte le Premier ministre. On apprend alors qu’avant le premier tour de la présidentielle, Édouard Philippe et Emmanuel Macron ne se connaissaient pas, ou peu :

"Moi, le 24 avril, j’étais à 17 heures 30, rue de Vaugirard, devant le siège d’un parti politique que j’avais contribué à créer, ça doit être Les Républicains. J’en parle au passé, non pas qu’il n’existe plus, mais je n’en suis plus membre. On avait une réunion du bureau extrêmement importante. On avait réuni tout le monde après ce séisme du premier tour."

"Si vous voulez maigrir, devenez Premier ministre"

Il raconte alors avoir reçu un coup de téléphone du secrétariat d’Emmanuel Macron, l’informant que le candidat souhaitait le voir. Problème : Édouard Philippe ne peut simplement pas être récupéré devant le siège de son parti, alors qu’il s’apprête à rendre visite au camp adverse. Il choisit donc une adresse au hasard :

"'Bah, tiens, on se retrouve rue des Volontaires. Vous venez me chercher et tout ira bien' […] J’arrive rue des Volontaires au numéro que j’ai donné complètement par hasard et là je me rends compte, je vous jure que c’est vrai, que je suis juste devant le siège de l’UDI [L’Union des démocrates et indépendants, un parti politique français de centre droit, ndlr]."

Il raconte ensuite comment il est transporté en voiture jusqu’au QG d’Emmanuel Macron, dissimulé sous une couverture. De là vont suivre plusieurs échanges, sans que les choses ne soient dites clairement.

"Et là je vis quelque chose d’extrêmement simple : je suis pris d’une espèce de peur panique. Je l’indique à ceux d’entre vous qui vivraient une forme de surpoids : si vous voulez maigrir, devenez Premier ministre. Moi, j’ai perdu six kilos.

C’est un moment difficile car vous êtes saisi d’une peur panique mais vous ne pouvez pas en parler. Si vous en parlez et que ça n’arrive pas, vous devrez reconnaître que vous n’avez rien compris. En plus, si vous en parlez et que ça se sait, c’est la meilleure façon que ça ne se passe pas."

Après l’élection du candidat de La République en marche, le nom d’Édouard Philippe commence sérieusement à circuler.

"Le 15 mai, je vais déjeuner avec le président. Au moment où je sors de chez moi, une nuée de journalistes. Je monte dans un taxi entouré par des nuées de photographes sur des motos. Il se retourne et dit : 'Oh, ça va se terminer comme Lay Di !'

Au lieu d’aller à l’Élysée, je vais à l’Assemblée nationale. Je rentre par une porte, les journalistes sont bloqués à l’extérieur. Je passe dans un souterrain, je sors par une porte et je monte dans une voiture. Je me dis que finalement ma carrière d’espion est en train de repartir. J’arrive à l’Élysée. Il me propose. Je dis oui."

Un récit rocambolesque qui a eu le mérite de captiver l’auditoire – et de nous fournir quelques détails croustillants sur les coulisses des grandes décisions politiques.

À lire -> Qui est Édouard Philippe, le Premier ministre d’Emmanuel Macron ?