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Source 7raysmarketing / Pixabay

Que pensent les candidats à la présidentielle de la légalisation du cannabis ?

Comme tous les ans aux États-Unis, le 20 avril est une journée consacrée à la célébration du cannabis. À l'occasion de ce "cannabis day", nous nous sommes penchés sur les mesures proposées par les candidats à la présidentielle française en ce qui concerne la marijuana.

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(© Pixabay)

Comme nous vous le rappelions dans de précédents articles consacrés à la weed, la dépénalisation du cannabis et sa légalisation sont deux choses bien distinctes.

La dépénalisation signifie que cette "drogue douce", illégale en France, resterait interdite mais que sa simple consommation n'entraînerait plus de sanctions. La légalisation de la marijuana voudrait en revanche dire qu'elle serait autorisée, mais aussi que l'État remplacerait le marché clandestin en organisant sa production et sa distribution. La vente et l'usage de cannabis seraient toutefois interdits aux mineurs, comme c'est aujourd'hui le cas pour la vente d'alcool et de tabac.

Aujourd'hui, qu'il s'agisse d'héroïne ou de cannabis, les peines encourues en France par les consommateurs sont les mêmes : jusqu'à un an de prison et 3 750 euros d'amende.

Qu'en pensent les candidats à la présidentielle ?

  • Nathalie Arthaud

Selon France Info, la candidate de Lutte ouvrière (LO) serait favorable à la dépénalisation du cannabis. Pour elle, "c'est la prévention et pas la répression qui doit être le maître-mot de la politique de santé à mener, c’est évident". Il faut "changer radicalement le cadre social dans lequel nous vivons".

  • François Asselineau

Le candidat de l'Union populaire républicaine ne s'est pas prononcé sur le sujet.

  • Jacques Cheminade

Dans une interview donnée au Monde, Jacques Cheminade indique vouloir changer la peine pour consommation de cannabis : "elle doit être sanctionnée par une simple contravention de 100 euros."

  • Nicolas Dupont-Aignan

"Je suis contre la dépénalisation du cannabis", a déclaré le candidat de Debout la France lors d'une interview donnée à France Bleu. "Le cannabis fait des ravages terribles notamment chez nos jeunes. [...] J'aimerais qu'on lutte contre les trafiquants de drogue un peu plus", a précisé Nicolas Dupont-Aignan.

  • François Fillon 

En janvier 2016, François Fillon annonçait sur BFM TV être contre la légalisation et la dépénalisation du cannabis. "Je suis contre la dépénalisation ou la libéralisation. C'est étrange, il y a d'un côté un mouvement de plus en plus dur – à juste titre –, contre le tabac et de l'autre côté on voudrait dépénaliser le cannabis", a-t-il relevé pour appuyer son propos.

  • Benoît Hamon 

Le candidat socialiste à la présidentielle est pour la légalisation du cannabis. "Est-ce que la politique actuelle du tout répressif a amené à une baisse de la consommation de cannabis et a arrêté les trafics ? La réponse est non", avait-il déclaré pendant la campagne de la primaire du PS. Le candidat veut s’inspirer de ce qui s'est fait dans l'État américain du Colorado : légaliser le cannabis, pour que les centaines de millions d'euros annuels utilisés en France pour faire de la répression servent demain à la prévention et à l'information sur les risques liés à la consommation de cette drogue.

  • Jean Lassalle

Le député des Pyrénées-Atlantiques parle des addictions dans son programme. Il se dit pour la dépénalisation du cannabis (et non pour sa légalisation). Pour lui, il faut "évaluer et revoir la politique en matière d'addictions. Envisager de classer la consommation de stupéfiants comme simple contravention, non plus comme délit".

  • Marine Le Pen 

La candidate du Front national ne fait aucune mention du cannabis ou d'une quelconque drogue dans son programme présidentiel. Mais son directeur de campagne, David Rachline, a cependant déclaré que légaliser le cannabis était "complètement délirant". "Il faut lutter au contraire de toutes nos forces contre les trafiquants et la drogue", a poursuivi le sénateur du Var.
  • Emmanuel Macron

Le candidat d'En Marche ! veut une "tolérance zéro" en matière de cannabis, comme il l'a déclaré le 16 février dernier : "Je ne crois pas à la dépénalisation des 'petites doses' ni aux peines symboliques. Cela ne change rien". Six mois auparavant pourtant, l'ancien ministre de l'Économie affirmait sur France Inter : "Aujourd'hui, le cannabis pose un problème en effet de sécurité, de lien avec la délinquance dans des quartiers difficiles, de financement de réseaux occultes. On voit bien que la légalisation du cannabis a des intérêts de ce point de vue et a une forme d'efficacité."

  • Jean-Luc Mélenchon

Le candidat de la France insoumise est pour la légalisation de la marijuana. Selon son programme, L'Avenir en commun, il faudrait "légaliser et encadrer la consommation, la production et la vente de cannabis dans des conditions permettant de lutter contre l’addiction par le contrôle de la qualité des produits et des quantités écoulées : production et vente encadrées par l’État (entreprises publiques ou système de licences délivrées par l’administration), taxation, interdiction de la vente d’alcool et de cannabis dans un même lieu, interdiction effective de la vente aux mineurs".

  • Philippe Poutou 

Dans son programme, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dit être pour la légalisation du cannabis.

À lire -> Environnement : que proposent les candidats ?