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Qui est Robert Mueller, le procureur qui pourrait faire tomber Donald Trump ?

À 73 ans, le procureur spécial en charge de l’enquête sur les soupçons d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine, Robert Mueller, est vu outre-Atlantique comme un fonctionnaire déterminé et indépendant d’esprit.

© Bill Clark/CQ Roll Call via Getty Images

Hier, Robert Swan Mueller III a décidé d’inculper deux des anciens proches collaborateurs de Donald Trump pour "complot" contre les États-Unis, provoquant un énième rebondissement dans l’affaire des soupçons d’ingérence russe dans l’élection américaine.

Âgé de 73 ans, Robert Mueller est très discret dans les médias. Pourtant, il est, depuis sa nomination le 17 avril dernier, en charge d’une enquête dont l’ampleur est gigantesque. Il s’agit de l’affaire au sujet des liens présumés entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie, que l’on soupçonne d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine. En tant que procureur spécial, son objectif est donc de prouver s’il y a eu ou non des liens entre la Russie et l’équipe de M. Trump.

Lundi 30 octobre, Paul Manafort, l’ancien directeur de campagne de Donald Trump était convoqué par le Federal Bureau of Investigation (FBI) en compagnie de son ancien associé Rick Gates. Cette convocation a donné lieu à l’inculpation de Paul Manafort, qui tombe sous le coup de 12 chefs d’accusation, parmi lesquels complot contre les États-Unis et blanchiment d’argent à hauteur de 18 millions de dollars, rapporte La Croix. Quelques heures plus tard, un ancien conseiller du président, le spécialiste des questions étrangères George Papadopoulos, a également été auditionné. Lors de cet entretien avec les instances fédérales, il a avoué avoir menti lors d’une précédente audition avec le FBI.

Un nouveau Watergate ?

Robert Mueller fut le sixième directeur fédéral du FBI, avant James Comey. Ancien procureur fédéral de San Francisco, diplômé de Princeton, Robert Mueller est respecté de beaucoup pour son indépendance. Défenseur d’Edward Snowden en 2013, il avait déclaré à propos des révélations de l’analyste lanceur d’alerte qu’elles étaient d’une "importance capitale".

Le parallèle historique entre cette affaire dont les rebondissements n’en finissent plus et le scandale du Watergate est plus qu’aisé à établir, notamment depuis le limogeage du directeur du FBI James Comey en mai dernier.

Pour rappel, l’arrestation en 1972 de cambrioleurs dans l’immeuble Watergate, où étaient situés les locaux du Parti démocrate avait mis au jour des pratiques présidentielles d’écoutes illégales, donnant lieu à un scandale d’État.

En 1973, le président républicain Richard Nixon avait mis à pied le procureur spécial chargé d’enquêter sur les écoutes dites du Watergate, Archibald Cox. En 1974, Richard Nixon avait ensuite été contraint à démissionner après qu’une procédure d’impeachment avait été lancée à son encontre.

Robert Mueller est resté douze ans à la tête du FBI, entre 2001 et 2013, et détient le deuxième record de longévité en tant que directeur du Bureau, après John Edgar Hoover. Mais c’est avec cette affaire que l’ancien avocat et vétéran de la guerre du Vietnam a attiré l’attention des médias, qui n’hésitent plus à le présenter comme un homme potentiellement capable de faire destituer Donald Trump :

À lire -> L’ancien directeur de campagne de Trump inculpé pour "complot" contre les États-Unis