L’une des nouvelles affiches de Robert Ménard pour réclamer le TGV à Béziers fait scandale

Robert Ménard a de nouveau déployé des montagnes d’inventivité pour se faire remarquer. Et il a encore franchi la ligne rouge.

L’un des grands combats actuels de Robert Ménard, c’est l’arrivée du TGV dans la ville dont il est le maire : Béziers. Il multiplie en effet depuis plusieurs mois les campagnes d’affichage provocantes pour faire venir le précieux train à grande vitesse dans sa ville. Sur le fond, on est d’accord. En revanche, sur la méthode, on ne peut que tiquer.

Début octobre, il avait eu la riche idée d’accoler Kim Jong-un à Donald Trump sur un montage, en plein conflit entre la Corée du Nord et les États-Unis. Effet garanti.

Ce lundi 11 décembre, le maire de Béziers a révélé sa nouvelle campagne d’affichage sur le sujet : certains panneaux sont pour le moins obscurs, à l’image de cet infirmier qui tient un TGV entre ses mains ou d’Emmanuel Macron dans un avion.

Et il nous aura fallu faire une recherche pour comprendre le sens de ce "wagon plombé" sous une affiche représentant Lénine : c’est le nom donné au train qui a transporté en Russie une trentaine de militants bolcheviks, dont Lénine, en 1917, alors que l’Europe était en guerre.

Mais une affiche représentant une femme ligotée sur des rails, alors qu’un train s’apprête à l’écraser, a (à juste titre) déclenché une polémique.

Pour l’ex-ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, comme pour d’autres, elle ne peut faire référence qu’à une chose : un sombre fait divers, qui s’est déroulé en Eure-et-Loir l’été dernier. Un homme avait tué sa femme, en la laissant sur la voie ferrée après lui avoir ligoté les pieds et les mains.

De même, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a prévenu l’élu qu’elle comptait engager des poursuites.

Robert Ménard leur a répondu sur Twitter, et sa défense est pour le moins déconcertante. Prenant le parti de nier l’évidence, il invoque pêle-mêle la pop culture, Johnny Hallyday ou encore Charlie Hebdo. À croire que pour le maire de Béziers, la fin justifie les moyens...

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