En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

Sommet du G7 : pas d’accord sur le climat

Le sommet du G7 s’est achevé samedi 27 mai à Taormine en Sicile, sans qu’aucun engagement sur le climat n’ait été décidé en raison de l’indécision des États-Unis concernant leur éventuel retrait de l’accord de Paris.

Flickr : crédits : Gage Skidmore (lien > https://www.flickr.com/photos/gageskidmore/8567828196)

© Flickr/Gage Skidmore

Le 43e sommet du G7 s’est terminé samedi dans la ville sicilienne de Taormine. Après quarante-huit heures de discussions entre les représentants des sept puissances mondiales - française, américaine, canadienne, italienne, japonaise, allemande et britannique -, le communiqué publié à l’issue de ce sommet semble indiquer qu’aucun terrain d’entente n’a été trouvé concernant la question cruciale du climat. En effet, la partie intitulée "Climat et énergie" est très succincte et tient en une dizaine de lignes pour un communiqué qui s’étend sur six pages. Une partie traduite par Le Monde pointe implicitement du doigt la responsabilité de Donald Trump dans cette absence de consensus :

"Les États-Unis d’Amérique sont en train de réévaluer leur politique sur le changement climatique et sur l’accord de Paris et ne sont donc pas en mesure de rejoindre le consensus sur ce sujet […]. Prenant acte de ce processus, les chefs d’État et de gouvernement du Canada, de France, d’Allemagne, d’Italie, du Japon et du Royaume-Uni ainsi que la Commission européenne réaffirment leur engagement à rapidement mettre en œuvre l’accord de Paris."
L’accord de Paris a été adopté le 12 décembre 2015 lors de la COP21 et prévoit, comme l’explique Le Figaro, que les 190 pays qui l’ont approuvé fassent tout pour limiter le réchauffement climatique "bien en-deçà de 2°C". Signé par le prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama, il n’a pas pour autant été ratifié et l’actuel président pourrait vouloir quitter l’accord de Paris, plaçant le développement économique de son pays - qui est accessoirement le deuxième plus gros pollueur au monde - au-dessus de la nécessité de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. On rappelle qu’en novembre 2012, ce dernier déclarait : "Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois pour rendre l’industrie américaine non-compétitive."
 

Trump prendra "sa décision finale" la semaine prochaine

Interrogée par des journalistes, la chancelière allemande Angela Merkel a fustigé l’issue de ces concertations et en particulier la position américaine, déclarant : "Toute la discussion sur le sujet du climat a été très difficile, pour ne pas dire pas du tout satisfaisante. […] Nous avons ici une situation à six contre un, ce qui signifie qu’il n’y a encore aucun signe quant à savoir si les États-Unis resteront ou non dans l’accord de Paris." Vendredi 26 mai, Emmanuel Macron avait témoigné de son inquiétude quant à l’éventuelle sortie des États-Unis de cet accord, déclarant : "Nous ne souhaitons pas que les États-Unis sortent de ces accords. Ce serait une très mauvaise nouvelle avec aussi un probable effet d’entraînement sur d’autres." Plus nuancé que son homologue allemande lors de la conférence de presse qu’il a tenue après la clôture du sommet, le président français a salué le fait qu’il n’y ait pas eu retrait de la part des États-Unis pour le moment et a parlé de "vrais échanges" :

"Je considère qu’il y a eu un progrès et qu’il y a eu de vraies discussions et de vrais échanges. […] Il faut tenir compte du point de départ, lorsque beaucoup pensaient encore, il y a quelques semaines, que les États-Unis allaient quitter les accords de Paris sur le climat."

Le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a quant à lui insisté sur la priorité des États-Unis : "Il y a une chose qui ne changera pas, il prendra ses décisions en fonction de ce qu’il pense être le mieux pour les Américains." Pascal Canfin, directeur général de WWF, s’est néanmoins montré déterminé, indiquant : "Les pays n’ont pas rejoint l’accord de Paris pour faire plaisir à Barack Obama. Ils n’en sortiront pas pour faire plaisir à Donald Trump !" Nous devrions connaître la position définitive de la diplomatie américaine d’ici quelques jours puisque, samedi 27 mai, le président américain a fait savoir qu’il prendrait "[sa] décision finale concernant l’Accord de Paris la semaine prochaine" :