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Soupçons d’emploi fictif : le sénateur Michel Mercier renonce à rejoindre le Conseil constitutionnel

Soupçonné de détournement de fonds publics pour avoir embauché sa fille au Sénat sans l’avoir fait travailler, ce proche de François Bayrou a renoncé à siéger parmi les Sages.

Michel Mercier en 2009. (© Antoine Gyori/AGP/Corbis via Getty Images)

Une enquête avait été ouverte à son encontre par le Parquet national financier (PNF), le 4 août dernier : Michel Mercier, sénateur centriste du Rhône et ancien ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy, est soupçonné d’avoir embauché l’une de ses filles à un poste d’assistante parlementaire, mais sans l’avoir fait travailler. C’est Le Canard enchaîné qui a aiguillé les enquêteurs, en révélant cette affaire dans un article de son édition du 2 août.

"Alors que ma nomination n’est pas définitive, et dans les conditions créées par l’ouverture de cette enquête, je considère aujourd’hui que je ne pourrai pas siéger avec la sérénité nécessaire au Conseil constitutionnel", a déclaré Michel Mercier dans un communiqué.

Selon Le Canard enchaîné, l’élu avait embauché l’une de ses filles de 2012 à 2014, afin qu’elle travaille "sur des dossiers culturels" auprès de lui. Sauf que, comme l’indiquait son CV en ligne qui a depuis été supprimé, la jeune femme vivait à Londres durant cette période. En outre, au Sénat, "son labeur [n’aurait] guère laissé de trace", selon le palmipède. La jeune femme aurait ainsi été payée 2 000 euros brut par mois aux frais du contribuable, pour un poste à mi-temps qu’elle n’aurait peut-être jamais occupé…

Comme l’explique Le Monde, la nomination au Conseil constitutionnel de Michel Mercier avait été proposée par le président du Sénat, Gérard Larcher (LR). Ce dernier a d’ailleurs refusé l’accès au Sénat aux policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales venus enquêter sur l’affaire Mercier, le 4 août. Une première.