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Les Suisses élisent (vraiment) davantage des hommes que des femmes

En Suisse, seulement un siège politique sur quatre est occupé par une femme. Et rien ne prédit une quelconque amélioration, souligne la RTS.

(© Nationalratssaal/Wikimedia/CC)

Dans une vaste enquête publiée par la RTS ce vendredi, on apprend que la parité entre les femmes et les hommes est loin d’être acquise sur la scène politique suisse. L’étude, qui revient sur les élections cantonales de ces 15 dernières années, s’intéresse à toute la Suisse. Sur l’ensemble du territoire, on apprend que le quart des sièges (27,2 %) des parlements cantonaux sont occupés par des femmes. Si elles ont moins tendance à être élues, ce n’est pas uniquement parce qu’elles se présentent moins. En effet, l’enquête révèle que sur 100 femmes, un peu plus de 14 auront la chance d’être élues, contre 17 pour les hommes (selon les résultats des dernières élections cantonales).

Au niveau cantonal, le Valais apparaît, en 2017, comme le moins apte à élire une femme au sein d’un conseil politique. "En mars dernier, moins d’une candidate sur trois a obtenu un siège, contre plus d’un candidat sur deux", explique la RTS. Au contraire, les cantons possédant le plus de représentantes féminines sont ceux d’Argovie et de Bâle-Campagne. Contre toutes les idées reçues, la Suisse romande n’est pas moins sexiste que d’autres régions. Toutefois, on peut se réjouir de la victoire (unique en 15 ans) d’une majorité de femmes à Neuchâtel, en avril dernier. Mais on déchante rapidement en s’apercevant que les cantons jurassiens et genevois rejoignent celui du Valais en matière de sous-représentation des femmes.

Mauvaise élève : la droite

La situation actuelle tranche avec celle des années 1980-1990. On y observait en effet, note la RTS, "une percée" des femmes en politique. Cependant, depuis le début du siècle, le nombre d’élues stagne : nulle trace de parité dans les partis, même ceux de gauche. Si les Verts et le PS s’en sortent plutôt bien, avec 45 % de femmes élues, "en revanche, plus le parti penche à droite, plus le nombre de candidates et le nombre d’élues diminuent".

Chez les électeurs, même constat. Plus ceux-ci votent à droite, moins ils seront susceptibles d’élire une femme. L’UDC (extrême droite) remporte le bonnet d’âne du mauvais élève. Dans le contexte de la course au Conseil fédéral, cette étude de la RTS pourrait-elle rebattre les cartes en faveur de la PLR (centre droit) Isabelle Moret ?