En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

Suppression du DACA : quatre nouveaux États poursuivent l’administration Trump en justice

Ce lundi 11 septembre, quatre nouveaux États ont annoncé avoir porté plainte contre l’administration Trump après la décision de supprimer le Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA), un programme permettant à des jeunes arrivés illégalement sur le territoire américain, et remplissant des critères précis, de pouvoir y rester pour une durée déterminée.

(© Flickr/CC/Gage Skidmore)

Lundi 11 septembre, les procureurs des États de Californie, du Maine, du Minnesota et du Maryland ont porté plainte au tribunal fédéré du nord de la Californie contre l’administration du président américain, Donald Trump. Ils mettent en cause la suppression du DACA, annoncée par le chef d’État le 5 septembre dernier. Quinze États avaient déjà porté plainte, parmi lesquels Washington DC et New York, ce qui porte désormais le tout à 19 États au total.

Ce programme permettait à de jeunes immigrés illégaux, surnommés "dreamers", d’obtenir une régularisation temporaire de leur statut, afin qu’ils puissent résider aux États-Unis si leur dossier était accepté par l’administration américaine. Sa suppression expose donc de facto ses bénéficiaires à une nouvelle menace d’expulsion. Mais d’après Le Nouvel Obs, la plainte met également en cause une forme de discrimination à l’égard des Mexicains, ces derniers constituant environ 75 % des personnes profitant du DACA.

"Ce n’est pas un hasard si notre formidable État est la sixième économie du monde"

Dans un communiqué de presse, traduit par Le Monde, Xavier Becerra, procureur général de l’État de Californie, explique que cette décision est anticonstitutionnelle car elle "revient sur la promesse faite aux dreamers et à leurs employés que leur participation au programme ne serait pas utilisée pour les expulser ou poursuivre leurs employeurs. […] La menace d’une utilisation [contre eux] d’informations fournies en toute bonne foi au programme DACA viole le cinquième amendement de la Constitution". Un amendement qui, pour rappel, empêche l’auto-incrimination forcée.

À l’origine de la plainte, Xavier Becerra a déclaré : "Ma priorité en tant que procureur général est de me lever pour des gens comme ma mère et mon père, Manuel et Maria Teresa. Il s’agit de faire ce qui est bon pour les Californiens." Il a ajouté un argument de poids, à savoir l’exemple précis de l’État de Californie, auquel le programme semble avoir profité : "Plus d’un quart des bénéficiaires du DACA vivent en Californie, et ce n’est pas un hasard si notre formidable État est la sixième économie du monde".

À lire -> États-Unis : une étude prouve que les réfugiés rapportent plus qu’ils ne coûtent