En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

Rassurez-vous, Donald Trump a un bouton nucléaire "bien plus gros" que celui de Kim Jong-un

Qui a la plus grosse ?

© NASA/Aubrey Gemignani/Flickr/CC

Alors que les relations entre les Corées du Nord et du Sud paraissent se réchauffer, on semble avoir passé un cap dans l’escalade de la surenchère qui fait rage dans la guerre des ego entre le président américain, Donald Trump, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, depuis plusieurs mois maintenant.

"Je disciplinerai par le feu l’Américain gâteux mentalement dérangé" avait tonné il y a quelques mois Kim Jong-un, surnommé en réponse "Rocket-Man", c’est-à-dire "monsieur missile", par Donald Trump. Ce mercredi 3 janvier, c’est à une provocation du type "c’est moi qui ai la plus grosse" qu’on a eu droit.

En effet, dans un message posté sur son compte Twitter, le président des États-Unis s’est adressé au dirigeant nord-coréen en lui assurant qu’il disposait d’un bouton nucléaire "bien plus gros et plus puissant" que le sien :

"Le leader nord-coréen Kim Jong-un vient juste de déclarer que 'le bouton nucléaire [était] toujours sur son bureau'. Est-ce que quelqu’un de son régime appauvri et affamé pourrait l’informer que moi aussi j’ai un bouton nucléaire, mais il est beaucoup plus gros et plus puissant que le sien, et il fonctionne !"

Avec cette nouvelle intimidation, Donald Trump répond aux vœux à la nation formulés la veille par Kim Jong-un pour la nouvelle année, dans lesquels le leader nord-coréen avait multiplié les avertissements à l’adresse des États-Unis.

"Les États-Unis doivent prendre conscience que ce n’est pas du chantage"

Après avoir prévenu son peuple que le pays devait toujours être prêt "à mener des contre-attaques nucléaires immédiates contre les projets ennemis de guerre nucléaire", Kim Jong-un a bien précisé que par "ennemi", il entendait "États-Unis" :

"[La Corée du Nord] peut affronter n’importe quelle menace nucléaire des États-Unis, elle dispose d’une [force de] dissuasion forte qui est capable d’empêcher les États-Unis de jouer avec le feu. […] Le bouton nucléaire est toujours sur mon bureau. Les États-Unis doivent prendre conscience que ce n’est pas du chantage mais la réalité."

Le 28 novembre dernier, la Corée du Nord avait annoncé avoir réussi le plus long tir de missile nucléaire de son histoire, d’une puissance telle qu’il lui serait désormais possible de frapper "la totalité du continent américain". Ce missile s’était écrasé en mer du Japon. Et ce dernier ne voit pas d’un bon œil cette guerre froide entre les États-Unis et la Corée du Nord.

En effet, comme le rapportait le Journal du dimanche le 26 décembre dernier, malgré son silence sur la scène internationale, le Japon, menacé à plusieurs reprises d’être "coulé" par son voisin, a adopté un budget militaire de 46 milliards de dollars (38 millards d’euros) dans le but de préparer une possible interception de missile sur son territoire.

À lire -> Robert Ménard réunit Trump et Kim Jong-un sur une pub pour réclamer "le TGV jusqu’à Béziers"