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Un attentat déjoué à Marseille à quelques jours du premier tour de la présidentielle

Deux hommes suspectés de préparer un attentat la veille du premier tour du scrutin présidentiel ont été arrêtés dans un appartement du 3e arrondissement de Marseille.

Source David Monniaux / Wikipedia

(© David Monniaux/Wikimedia/CC)

Selon France Info, deux suspects français radicalisés, appelés Mahiédine M. (30 ans) et Clément B. (24 ans), ont été arrêtés par les forces de l'ordre à Marseille, mardi 18 avril. Une enquête préliminaire a été ouverte par la cellule antiterroriste du parquet de Paris.

Aussitôt l'arrestation des suspects confirmée, le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a donné une conférence de presse, détaillant un peu plus les circonstances de cette interpellation :

"Ce matin, entre 10 et 11 heures, les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure ont procédé, avec l'appui du Raid, à l'interpellation dans le 3e arrondissement de Marseille de deux individus soupçonnés de vouloir commettre de façon imminente une action violente à la veille de l'élection présidentielle française."

Au cours de cette même conférence de presse, Matthias Fekl a évoqué le travail "acharné" de "plusieurs dizaines d'enquêteurs" qui ont permis de déjouer un acte terroriste "certain". Les deux suspects étaient connus des services de renseignement pour leur radicalisation et étaient recherchés depuis plusieurs jours.

Au cours des perquisitions, une arme de poing, un fusil et du matériel permettant de fabriquer des explosifs ont été trouvés dans l'appartement des suspects originaires des Hauts-de-France. Les policiers ont également trouvé un montage photo dont l'auteur serait Mahiédine M.. Cette image serait composée, selon Le JDD, d'une Une du Monde sur laquelle figure François Fillon, d'un fusil-mitrailleur, d'un drapeau de Daesh et d’un tas de munitions formant les mots "La loi du talion".

D'après Challenges, l'entourage de François Fillon avait été averti la semaine dernière de "risques avérés" visant le candidat de la droite. Peu après l'interpellation des suspects, François Fillon a remercié les forces de l'ordre et les services de renseignement sur son compte Twitter.