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Un député LREM veut déplacer l’Assemblée nationale à Marseille

Un député de La République en marche a publié un plaidoyer pour une délocalisation de l’Assemblée nationale à Marseille.

Adrien Taquet. (© Députés LaREM, via YouTube)

C’est bien connu : avec des "si" on refait le monde. À défaut de pouvoir refaire le monde, le député de La République en marche (LREM) Adrien Taquet reverrait bien la répartition des pouvoirs dans l’Hexagone.

Dans un long plaidoyer publié par le Huffington Post, le lundi 13 novembre, le député de la 2e circonscription des Hauts-de-Seine se demande : "Et si l’on délocalisait l’Assemblée nationale à Marseille ?"

Le but de cette tribune cosignée par la Fondation Jean-Jaurès (un think tank proche du Parti socialiste) est de dénoncer un "centralisme institutionnel" très français. Pour rappel Paris est le lieu de résidence de tous les pouvoirs : le Sénat, l’Assemblée nationale, l’Élysée et la Cour de cassation.

"Dans un pays centralisé comme le nôtre où le fossé semble irrémédiablement se creuser entre les citoyens et leurs représentants, à une époque comme la nôtre où le virtuel redéfinit un peu plus chaque jour la notion même 'd’être ensemble', la question mérite d’être posée."

"Faut-il, alors, raser le Palais Bourbon ?"

Adrien Taquet en a également contre l’édifice qui accueille les parlementaires. Les députés siègent au Palais-Bourbon depuis 1799. Pour l’élu altoséquanais, les infrastructures ne sont plus du tout adaptées. Le député se demande même s’il ne serait pas mieux de raser l’immense hôtel particulier situé dans le 7e arrondissement de la capitale.

"Le confort remonte au XIXe siècle, la connectivité au XXe : sous les toits, des cages à lapin pour bureaux, dont le seul charme est de nous rappeler la chambre d’étudiant de nos 20 ans ; des espaces dédiés au travail collectif peu nombreux, qui favorisent davantage la déprime que le partage ; un hémicycle fortement déconseillé à toute personne mesurant plus d’un mètre soixante-quinze (ne parlons pas des personnes en situation de handicap) ; un amour, inassouvi semble-t-il, du papier ; un réseau sur courant alternatif, qui nous rappelle lui aussi nos 20 ans et notre modem 56K."

Enfin, misant sur les progrès technologiques, il argue que très bientôt une telle proximité entre les institutions sera superflue : "Être ensemble aujourd’hui n’implique plus d’être ensemble en même temps au même endroit, et l’Assemblée de demain n’aura peut-être plus aucune réalité physique."

Pour l’heure, la ville de Marseille, deuxième plus importante métropole de France d’un point de vue démographique, est reliée à Paris en trois heures de train. Selon le député, cela en fait la candidate idéale.

S’il y en a un qui pourrait se réjouir d’une telle initiative, c’est Jean-Luc Mélenchon, qui a été élu dans la cité phocéenne lors des dernières élections législatives.

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