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Yémen : l’ancien président Ali Abdallah Saleh a été assassiné

Lundi 4 décembre, le parti d’Ali Abdallah Saleh, le Congrès populaire général, a confirmé l’assassinat de l’ancien président yéménite.

(© Helene C. Stikkel via Wikipédia CC)

"Il est tombé en martyr en défendant la République" : c’est avec ces mots qu’une dirigeante du Congrès populaire général (CPG), Faïka al-Sayyed, a confirmé la mort d’Ali Abdallah Saleh, lundi 4 décembre. L’ancien président yéménite était âgé de 75 ans et aurait été tué par balle ainsi que le secrétaire général du CPG, Arif Al-Zouka, et son adjoint Yasir al-Awadi.

Al-Massirah, la télévision des Houthis, une formation politique yéménite très puissante, a de son côté diffusé un message déclarant :

"Le ministère de l’Intérieur [contrôlé par les Houthis] annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef [Ali Abdallah Saleh] et d’un certain nombre de ses éléments criminels."

Après trente-trois années passées à la tête du Yémen, l’ex-chef d’État n’était plus en poste depuis le fort mouvement de contestation et de manifestations populaires du Printemps arabe réclamant sa démission, en 2012.

Comme le rappelle L’Obs, il était allié depuis 2014 avec les rebelles chiites houthistes mais avait brisé cette alliance il y a peu pour se rapprocher de l’Arabie saoudite, ce qui avait donné lieu à plusieurs menaces de mort à son égard de la part de responsables houthistes qui pointaient du doigt une "grande trahison".

D’après l’AFP, il a été demandé aux civils de se tenir à "plus de 500 mètres" des zones contrôlées par les Houthis en raison de la situation politique très tendue au Yémen. En effet, depuis mars 2015, la guerre au Yémen a fait plus de 8 750 morts, selon Le Point.

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